Machine comptable Moon-Hopkins série M
FRB-UN-00018
Collection
Jacques Laffut
Description
Les machines comptables Moon-Hopkins combinaient une machine à écrire et une machine à calculer. Leur nom fut donné par ses inventeurs, les frères Hubert et William Wallace Hopkins ainsi que leur associé, l'homme d'affaire John Moon. En 1904, ils ont obtenu un brevet pour une "Multiplying and Typerwriting Machine". Leur entreprise fut rachetée par Burroughs en 1921.
Les machines comptables Moon-Hopkins pouvaient effectuer une multiplication directe ce qui est un de leur atout. Elles disposaient de plusieurs compteurs sous la forme de roues dentées afin d'enregistrer les valeurs ainsi que d'une mécanique de report entre les colonnes comme dans les autres calculatrices. Vu que ces appareils étaient destinés à la facturation, il était possible de garder plusieurs sous-totaux en "mémoire". Il s'agit donc d'une des premières machines comptables programmables.
Les compteurs pouvaient également être déplacé de gauche à droite ou inversement afin de se positionner pour l'impression à l'endroit souhaité sur une facture ou un formulaire.
Dans la partie calculatrice, les chiffres pour l'addition, la soustraction et le multiplicande sont enregistrés par le clavier numérique de gauche dont les chiffres sont en blanc, le multiplicateur par la partie de droite dont les chiffres sont en noir.
L'impression était réalisée en tapant en-dessous du rouleau. Afin de faciliter la lecture des opérateurs, la machine possédait deux miroirs et un éclairage.
Ce modèle est une machine électrique. Avant 1911, les Moon-Hopkins ne possédaient pas de moteur ce qui impliquait que l'opérateur devait actionner deux fois une poignée afin d'effectuer une multiplication.
Ces machines comptables ont été abondamment utilisées dans les entreprises et ont été produites jusque dans le début des années 1970, puis remplacée par les L2000 de Burroughs ou d'autres machines semblables.
Ici, il s'agit de la dernière génération, la Moon-Hopkins série M qui était vendue pour effectuer une gamme complète de travaux comptables dont la facturation. Elle est composée d'un moteur électrique et d'un assemblage complexe de roues, d'engrenages et de leviers. Elle comporte également sept registres accumulateurs (appelés aussi totalisateurs ou additionneurs), six antérieur et un postérieur, ce dernier permettant notamment d'enregistrer les résultats intermédiaires. Cette série était capable d'effectuer des multiplications directes via la matérialisation de la table de multiplication de Pythagore ainsi que les soustractions.
La Moon-Hopkins série M est partiellement programmable. L'opérateur pouvait utiliser une réglette de programmation qui était amovible et tenue par des molettes. Cependant, celle-ci ne suffisait pas à réaliser la tâche programmée sur la réglette car l'utilisateur devait également presser certaines touches du clavier afin d'obtenir le résultat voulu.
Le clavier comporte trois parties : les touches blanches centrales utilisées pour l'entrée et l'impression des termes d'une addition, d'une soustraction ou du multiplicande ; les touches noires de droite servant à l'entrée du multiplicateur et les touches noires de gauche, appelées touches de résultats, étant destinées à l'impression des totaux, des différences et des produits.
Modèle
Moon-Hopkins série M, type 6
Datation
1951 - 1957
Dimensions
L 150,5cm X l 80cm
X H 105cm
Matériaux
Métal;Verre;Résine synthétique